Cancer du pancréas chez l'adulte

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Anatomie du Pancreas CH_DS redim 500X327_0.jpg

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Le pancréas est constitué de plusieurs parties : la tête, l’isthme, le corps et la queue.

Le cancer du pancréas le plus fréquemment rencontré est l’Adénocarcinome. Il s’agit d’une tumeur rare que l’on rencontre chez 1-10 pour 100000 habitants.

Il existe également les tumeurs du carrefour bilio-pancréatique. Elles incluent les cancers de la tête du pancréas, du duodénum, de l’ampoule (Ampulome) et de la voie biliaire intra-pancréatique.

Facteurs de risque

Les principaux facteurs de risque sont le tabac, le diabète, l’obésité et la pancréatite chronique. 

Symptômes

Les symptômes sont en général une perte de poids, des douleurs abdominales, une fatigue, une perte d’appétit, l’apparition d’un diabète et une jaunisse (ce dernier symptôme ne survient que si la tumeur est localisée dans la tête du pancréas).

Examens

Quand on découvre une tumeur dans le pancréas, on réalise des examens complémentaires (CT scanner- Echo-endoscopie avec biopsie- Pet CT) qui vont permettre de stadifier la tumeur. 

Traitements

Les dossiers sont toujours discutés en réunion pluridisciplinaire avec un groupe d’experts de chaque spécialité qui détermineront le traitement le plus adéquat en fonction de l’étendue de la maladie.

Il y a globalement 3 cas de figures possible;

Si la tumeur est associée à des métastases, le traitement de choix sera la chimiothérapie. Le patient rencontrera alors un oncologue qui lui expliquera le type de chimiothérapie qu’il propose d’administrer, les modalités de traitement ainsi que les effets secondaires de celui-ci.

Si la tumeur est « localement avancée », généralement car elle est en contact avec de gros vaisseaux digestifs, on propose alors un traitement néodjuvant. Il s’agit d’un traitement « d’attaque » afin de tenter de faire fondre la tumeur pour qu’elle devienne opérable. Le traitement consiste en une chimiothérapie et parfois en une chimiothérapie puis radiothérapie.

Si la tumeur est opérable d’emblée, on propose alors une intervention chirurgicale. Le patient est vu en consultation par un chirurgien qui va lui expliquer les détails de l’intervention, les complications possibles, la durée d’ hospitalisation, etc.

L’intervention chirurgicale va être très différente si la tumeur est localisée dans la tête et l’isthme du pancréas (partie droite du pancréas) ou si elle est située dans le corps ou la queue du pancréas (partie gauche).

Les tumeurs situées dans la partie gauche vont pouvoir être enlevées par l’ablation du corps et la queue du pancréas et parfois de la rate (splénectomie). Cette intervention de lourdeur modérée peut être réalisée dans une grande majorité des cas par laparoscopie (petits trous et caméra).

Pancreatectomie gauche CH_DS redim 500x325_2.jpg

A l’inverse, les tumeurs situées dans la tête du pancréas, tout comme les autres tumeurs du carrefour bilio-pancréatique devront faire l’objet d’une intervention beaucoup plus lourde qui s’appelle duodénopancréatectomie céphalique ou intervention de WHIPPLE (nom du chirurgien qui a fait cette intervention pour la première fois en 1935).

La tête du pancréas étant insérée dans le cadre duodénal et étant traversé par le canal biliaire, il n’est pas possible de n’enlever que la tête du pancréas. L’intervention de WHIPPLE va consister en l’ablation du cadre duodénal, d’une partie de l’estomac, des 15 premiers centimètres de l’intestin grêle, la voie biliaire et la vésicule. Il faut ensuite faire une reconstruction du système digestif nécessitant plusieurs anastomoses.

WHIPPLE CH_DS redim 1121x521 recadre_1.jpg

La procédure

L'examen utilise un appareil souple appelé échoendoscope. Pour améliorer la tolérance de l'examen, un calmant est souvent administré ("sédation"). La sédation consiste en l'injection d'un calmant dans une veine pour permettre une relaxation optimale pendant l'examen. Il arrive fréquemment que ce calmant provoque l'oubli de ce qui s'est déroulé pendant l'examen et que vous n'en gardiez que peu de souvenir.

Une anesthésie générale peut être proposée et programmée si l'examen risque d'être plus long ou s'il est combiné à un autre examen endoscopique. En cas d'anesthésie générale, il est de la compétence du médecin anesthésiste réanimateur de répondre à vos questions relatives à sa spécialité.

Entre chaque patient et suivant les recommandations en vigueur, l'endoscope est désinfecté et les accessoires sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique) pour éviter toute transmission d'infections.