Immunothérapie dans le cancer bronchique

Oncologie thoracique

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Qu’est-ce que l’immunothérapie ?

Dans certains cancers, le système immunitaire n’est pas capable de reconnaître la cellule cancéreuse comme étrangère. Un des mécanismes qui le sous-tend est une interaction directe négative entre des globules blancs appelés lymphocyte T, la cellule tumorale ou les cellules de notre organisme chargées de présenter aux lymphocytes T les antigènes tumoraux au travers de points de contrôle appelé en anglais checkpoint. Actuellement, les résultats dans le cancer du poumon sont essentiellement obtenus dans les formes dites non à petites cellules par inhibition des points de contrôle PD-1/PD-L1. Les traitements consistent en l’injection d’anticorps monoclonaux qui ciblent tantôt PD-1 (nivolumab, pembrolizumab), tantôt PD-L1 (atézolizumab, durvalumav, avelumab). La liste n’est pas exhaustive. Ils réactivent ainsi le système immunitaire du patient contre le cancer et peuvent induire une réponse immunitaire mémoire.

Prise en charge

Les traitements d’immunothérapie se font en ambulatoire si prescrits seuls. Ils sont administrés par voie intraveineuse toutes les 2 à 3 semaines en quelques heures. Ils sont administrés en hospitalisation selon le type de chimiothérapie associée.

La durée des traitements par immunothérapie est variée selon la ligne utilisée. En seconde ligne (cancers métastatiques), des guérisons sont obtenues et l’arrêt de l’immunothérapie peut être envisagé. En première ligne, la durée est généralement définie dans le temps et a fortiori en traitement adjuvant.

Procédure

Le traitement est administré de préférence au Centre de Traitement ambulatoire (COA) en 90 min après avoir obtenu la garantie de l’absence d’effet secondaire.

Après la perfusion intraveineuse, le malade rentre chez lui. Il n’y a pas d’effets secondaires immédiats à craindre. Les effets secondaires immuns peuvent survenir même si le traitement est interrompu depuis plusieurs mois.

Risques et désagréments

L’immunothérapie peut induire des effets secondaires appelés immuns. Il s’agit de phénomènes inflammatoires qui peuvent toucher divers organes. Cela donne des symptômes que le malade peut ressentir. Il est donc invité à signaler très vite tout changement de sa condition. Il peut s’agir aussi de perturbations biologiques sans symptômes, raison pour laquelle une prise de sang sera d’office réalisée avant chaque administration. Diverses maladies immunes peuvent survenir.

L’existence de maladie auto-immune active ou éteinte doit être signalée avant de poser l’indication d’une immunothérapie oncologique.

L’immunothérapie est bien mieux supportée que la chimiothérapie. Il est généralement beaucoup plus long que les traitements de chimiothérapie. Les effets immuns surviennent généralement précocement (dans les 2-3 mois) mais parfois bien au-delà et même après l’arrêt du traitement.

Contre-indications

Les patients greffés ne sont pas candidats à ce type de traitement. LA prudence est de mise pour les patients qui ont ou ont eu une maladie auto-immune.